« Je suis fait pour ce travail. » C’est avec ces mots chargés de conviction que Michée Vikpognon, un jeune homme originaire du Bénin, commente sa récente consécration. Mi-janvier, lors de la cérémonie des Trophées du Service à la Personne en Isère, il a remporté le premier prix dans la catégorie auxiliaire de vie. Retour sur une vocation lumineuse qui place l’humain au centre de tout.
Une vocation née du cœur
Rien ne prédestinait pourtant Michée à cette voie lorsqu’il a quitté le Bénin pour s’installer en France. Arrivé avec d’autres ambitions professionnelles, c’est en découvrant le secteur de l’aide à domicile à Vienne qu’il a trouvé sa véritable place. Aujourd’hui employé par la société « Vivre chez soi », il accompagne quotidiennement des personnes âgées ou dépendantes dans les gestes essentiels de leur vie.
Plus qu’un métier : une mission
Pour Michée, être auxiliaire de vie ne se résume pas à une série de tâches techniques. C’est avant tout une question de lien et de solidarité. « C’est un métier noble et humain. L’intelligence artificielle et les robots ne peuvent pas nous concurrencer dans ce domaine », confie-t-il. Son professionnalisme, son écoute et sa grande disponibilité ont rapidement séduit tant ses employeurs que les familles qu’il accompagne.
Une reconnaissance méritée
Ce trophée vient récompenser un peu plus d’un an d’engagement sans faille. Dans un secteur souvent discret, voire méconnu, la distinction de Michée Vikpognon met en lumière l’importance capitale des métiers du soin.
En affirmant haut et fort qu’il se sent à sa place, Michée ne fait pas que célébrer une victoire personnelle ; il devient un ambassadeur pour toute une profession. Son parcours est la preuve que, peu importe nos origines, la passion et l’empathie restent les meilleurs guides vers l’excellence.
Une belle leçon de vie et de courage qui nous rappelle que l’essentiel réside souvent dans l’aide que l’on apporte aux autres.
